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Grève de l'entaînement des Bleus

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Grève de l'entaînement des Bleus NOUVELLE

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Srv Par Srv

le 20-06-2010 à 22:46

Source: football365

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Dimanche, sans conférence de presse prévue, les suiveurs s'attendaient à pouvoir se reposer après l'éprouvant scénario de la veille marqué par l'éviction d'Anelka. Mais à partir de 16h00, l'incroyable feuilleton a délivré un nouvel épisode encore plus fort que celui de samedi.

C'était la séance d'entraînement à ne pas rater. Le premier quart d'heure autorisé à la presse a débouché sur un incroyable scénario digne du film que nous proposent ces Bleus pathétiques depuis le départ de cette Coupe du Monde. La journée avait commencé sous un beau soleil, sans nouvelle du programme de la FFF. Après la mascarade de la veille, avec l'éviction d'Anelka et les déclarations incroyables d'Escalettes sur l'attitude « très digne » du joueur de Chelsea, on subodorait que les joueurs ne viendraient pas parler devant une presse qui serait à l'origine de l'éviction d'Anelka. Du coup, on n'est guère étonné quand le traditionnel texto prévenant la presse du programme de l'équipe de France tombe. Pas de conférence de presse, pas de joueur, ni de technicien ou même un dirigeant devant les micros, hormis pour Téléfoot qui doit recevoir Raymond Domenech sur son plateau. Dès lors, en cette journée ensoleillée et entre deux articles, les suiveurs prennent le temps et parcourent la région à la recherche d'images fortes et de déclarations des habitants avant Afrique du Sud - France. La plupart aussi cherche à connaître leur programme à partir de jeudi et se renseigne sur les vols Johannesburg-Paris de la fin de semaine.

Dans le même texto envoyé, la Fédération prévenait que l'entraînement serait complètement ouvert et public. A 15h30, les navettes démarrent du Centre de Presse et rejoignent les véhicules transportant les habitants de Knysna jusqu'au Fields of Dreams. L'ambiance est guillerette. Certains ne sont d'ailleurs pas montés jusqu'au Pezula Resort. Une fois sur place, les supporters locaux entonnent leurs chants merveilleux en Xhosa, l'une des onze langues du pays. Revêtant un tee-shirt aux couleurs des Bleus, les fans féminines attendent de croiser leurs idoles, Henry ou Evra. Elles ne vont pas être déçues. Le bus des Bleus arrive enfin, descendant tranquillement la colline. Un dernier virage et voilà les Bleus qui arrivent. Mais très vite, on s'aperçoit que Raymond Domenech est à l'écart et que Patrice Evra est avec lui. D'abord à côté du bus puis sur le terrain. Robert Duverne arrive aussi. Les Bleus sont en baskets mais sans leurs pochettes où ils gardent précieusement leurs chaussures qu'ils ont pris l'habitude de porter uniquement sur le terrain. Il se passe quelque chose. Et soudain, la déflagration : Evra et Duverne montent en température. Ils manquent même d'échanger des coups. Le calme revient un temps puis les Bleus se rassemblent en cercle, sans le coach. Et ils s'en vont.

Dans le public, on ne comprend pas trop. Les pontes invités non plus. La police dresse une ligne infranchissable pour que les reporters ne puissent pas s'approcher du bus. Les joueurs tirent les rideaux pour qu'on ne les filme pas. La scène rappelle furieusement les blockbusters de Denzel Whashington où il doit négocier la libération d'otages retenus à New York dans un bus. Le temps semble suspendu. Les reporters n'en croient pas leurs yeux. Appellent leur rédaction à Paris. Jean-Louis Valentin, directeur délégué aux Bleus, s'approche alors mais pas pour expliquer la situation. Furieux, la mèche de travers et la tenue débraillée, il sort de son habituelle réserve et annonce furibond devant une vingtaine de caméras qu'il démissionne. Pourquoi ? « Demandez aux joueurs ! » Longtemps poursuivi par la presse, il s'engouffre dans une voiture et quitte Knysna en même temps que ses fonctions. Direction Le Cap, via George… La suite ? Incroyable mais vrai. Patrice Evra tend un texte au chef de presse des Bleus qui refuse d'abord de le transmettre. Dans le bus, Raymond Domenech semble être mis devant le fait accompli : lui, insulté le jeudi par Nicolas Anelka, doit lire le communiqué des joueurs qui refusent cette sanction…

Le staff, coupé en deux, est à distance du bus, toujours là. Diamantino Da Faria, 54 ans, responsable des équipements présent à la Fédération depuis 1984, reste à l'écart, le regard dans le vide et adossé à un des poteaux qui soutiennent l'éclairage du stade. Le bus des Bleus est prêt à partir. Un hélicoptère de la police tourne dans le ciel et quatre véhicules de protection des autorités sud-africaines escortent le bus qui remonte la pente vers l'hôtel. Le staff est resté en grande partie en bas. Avec notamment Raymond Domenech, jeté du bus par ses joueurs. Des agents évacuent la presse qui peut croiser les supporters qui comprennent que l'entraînement n'aura pas lieu. Stéfanie, jolie brune aux yeux Bleus venue assister à la séance avec curiosité, lâche : « Nous sommes déçus car nous voulions les voir s'entraîner de visu mais nous avons eu quelques autographes. La plupart des gens scandait leurs noms. Mais finalement, c'était à la fois décevant mais aussi amusant. » Si au moins l'équipe de France a le mérite de faire rire les Sud-Africains, c'est déjà ça…

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